Nom de l’auteur/autrice :nosliensintimes

Jour 710

Jour 710 Quelle frustration depuis hier de n’avoir pas fini d’écrire ! J’étais tellement connectée au moment, à la puissance de mes émotions, mes ressentis, mes souvenirs…mais j’ai dû m’arrêter. J’ai rongé mon frein toute la journée pour ce moment-là et maintenant que j’y suis de nouveau, je suis complètement fermée. Et hermétique. J’aimerais exprimer pourquoi mais il me faudrait finir de raconter mon weekend pour cela, pour suivre la logique de mes stades et avancements émotionnels. Une fois fait, il faudra que je partage mon rêve de cette nuit aussi. Comment me reconnecter à la Marlène de ce moment-là en étant la Marlène d’aujourd’hui, avec les données actuelles ? Comme si je devais mettre le temps sur pause pour pouvoir venir documenter ce que j’ai vécu avant que la vie ne continue de défiler et de faire changer les choses ! Une partie de moi veut écrire tout ce que je ressens maintenant. L’autre veut suivre et contrôler la chronologie. J’ai même voulu cesser ce projet d’écrits. Tellement déconnectée que je me suis dit que ça n’en valait plus la peine…  Je lutte contre une tempête d’émotions changeantes et je ne sais quelle direction prendre… Je vais manger…  Dimanche soir, m’est revenu mon tout premier vécu conditionnant mon schéma amoureux et multipartenaires. Faut que je pense à l’écrire aussi… Ça y est, j’ai mangé. Mais surtout, j’ai pu assimiler tout ce que je ressentais ! C’est fou comme ça va vite… 15 minutes pour comprendre l’ampleur de ce qui me traverse, de ce qui se joue !  Installée, l’audio de notre première fois relancé, je vais pouvoir continuer mon récit ! Il y a une chose qui me fait beaucoup de bien chez lui, c’est cette façon d’être entier et sans pudeur du cœur, comme j’ai déjà sûrement dû le dire. Ainsi, il me dit volontiers à quel point il me trouve belle, qu’il aime me regarder, qu’il aime ma bouche, ma langue, mon cou…  Je fais le plein d’amour avec tout ce qu’il me communique !  Habillés, toujours en train de profiter l’un contre l’autre, vient un moment où il découvre mes seins. Sa réaction a été absolument exceptionnelle ! Il a soulevé mon t-shirt avec délicatesse, relevant ma poitrine qu’il a appréhendé comme un trésor inestimable ! Je n’ai jamais vu une telle réaction ! Les yeux écarquillés par l’incrédulité, il paraissait positivement choqué. Ébahi ! J’ai conscience que ma poitrine plaît, mais de là à le voir autant émerveillé, je suis comme une gamine, le fard aux joues ! J’avoue qu’être admirée d’une telle façon donne du baume au cœur ! Sa réaction n’en fut pas moins grande en ôtant mon tanga. «Mon Dieu, ma chérie ! Mais tu te rends compte ?! À quel point elle est belle ?! Mamma Mia !!!”  Je ne les citerai pas toutes, mais j’ai entendu un nombre d’éloges inimaginables !  Après avoir longuement pris le temps de la regarder en face, littéralement bouche bée (à tel point que j’ai pu avoir envie de me cacher) il s’est empressé de l’embrasser, me savourant délicatement ! Quel bonheur d’être dévoré ainsi, dégustée, de pouvoir se laisser aller à l’autre !  Je gémis, je respire, je me contorsionne. Je couine même, sans me soucier de ce à quoi ça peut ressembler ! Entre deux coups de langue, il me dit « Chérie ! Je suis tombé amoureux ! » Je lui demande “de quoi ?” Il me répond : «Je suis tombé amoureux de toi, de tout !»  Mon cœur se serre fort autant qu’il me paraît s’expandre. C’est possible ça ?! Au milieu de cette parenthèse érotique, cette bulle d’amour, arrive un moment où il est au-dessus de moi et où nous nous regardons profondément. J’ai une pensée en boucle dans ma tête qui voudrait lui dire « j’ai l’impression que je t’aime déjà !»  J’y pense fort, plusieurs fois d’affilée. Je me retiens de lui dire, mais il faut croire qu’il la reçoit tout de même  : il prend ma main, la pose sur son torse avec tendresse. Je comprends que c’est pour me faire sentir son cœur battre la chamade !  Il plonge plus profondément ses yeux en moi.  (Il me semble qu’il n’y a pas que ses yeux qui sont profonds en moi ! Mais je ne sais pas si nous en étions vraiment là…) Son regard s’embue et ce moment est si fort, ces paroles du cœur si puissantes, que je sens les larmes me monter aussi aux yeux ! Nous n’avons pas besoin de parler et nous avons tous les deux envie de pleurer. Comment douter d’une telle réciprocité, d’une telle alchimie, d’une telle connexion, d’une telle évidence ?! Le moment est trop intense, rempli d’amour et nous reprenons notre ébat de plus belle. On se dit plusieurs fois à quel point ce qu’on partage est incroyable. On rit, on gémit, les échanges sont si forts ! Puis, il y a un moment où je ressens quelque chose de différent…  Je lui lâche :   – «Tu avais raison, bon sang ! »  Il me regarde, se demandant à quoi je fais allusion. – «Il y a bien deux personnes en toi !!! Même ta façon de m’embrasser est devenue différente là !»  – «Oui chérie, depuis tout à l’heure même !» me dit-il. J’acquiesce.  Serait-ce un bout du loup noir que je vois ? – “Alors, cette personne, cette version, ne te plaît pas trop non ?» me demande-t-il avec une pointe d’inquiétude dans la voix.  – “Je ne sais pas, je ne le connais pas. Je dois le découvrir puisque jusqu’ici je découvrais l’autre….” Je ne sais pas s’il n’a que deux parties…. Vivement que je fasse sa cartographie intérieure ! Moi j’en ai 7. Ça promet des partouzes avec tout ce monde !  Je lui propose de jouir contre moi une première fois pour continuer pour la suite. Dans un climax de plaisir, il se répand chaleureusement sur mon ventre.  Je crains de

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Jour 709

Jour 709 Je pense que j’ai passé un cap dans l’authenticité avec le contenu de ses carnets. Rarement je n’ai développé une telle capacité à écouter, prendre en considération ma petite voix intérieure, accueillir ce qu’on pense secrètement sans oser l’assumer, le regarder en face ! Faire le travail nommé et le compléter avec le fait de le retranscrire, dans son honnêteté la plus proche possible de ce qui se passe en moi, en fait un outil extrêmement puissant dans ma quête de compréhension et d’apprentissage sur l’humain ! Passant avant tout par moi, mais expérimentant les miroirs et les résonances.  Je m’apprête à restituer mon weekend à Nice chez Enzo. Je ne sais pas si mon corps et le temps ainsi que la densité des choses me permettront de tout délivrer…Nous verrons bien ! Cette transparence, je crois que c’est d’une rareté folle. Elle est au détriment de l’intimité des personnes dont je parle et de la mienne. Le tabou des pensées de toute nature… Celles-là même qu’on n’ose pas écouter, je vais jusqu’à les partager, jusqu’à les immortaliser, les rendant non seulement réelles, mais aussi publiques ! J’ai fait tourné le dictaphone quelquefois ce week-end. Nous avons donc un beau support de vie pour ce récit ! Pour l’heure, il me sert à me reconnecter au moment qu’on a vécu (à fantasmer aussi bien sûr) mais je pense que je l’ajouterai à une version audio de ces carnets intimes. Samedi matin, Lydia s’en va après deux jours à la maison. Ça y est, c’est réel, je me prépare pour le rejoindre ! Traversée par un léger trac, je suis impatiente de le retrouver et en même temps, l’incertitude fait son œuvre !  Je vais passer ma première nuit à ses côtés…  Une part de moi sait que ce ne sera pas la seule. Au vu de notre rencontre, de nos premiers contacts charnels et de nos premiers échanges d’énergie, il est difficile de croire que ça va mal se passer. Mais on ne sait jamais ce qu’on va trouver… Lors de nos discussions, il m’a dit qu’il se sentait à l’aise à mes côtés, qu’il savait qu’il pourrait être comme il est, sans être jugé. Qu’il pourrait bien jouir à sa façon, faire les bruits ou les têtes qu’il veut… Huuum, de quoi parle-t-il ?  «Parfois, je me sens tellement connecté à mes sensations, que je pars. Les filles m’ont déjà dit «mais pourquoi tu fais cette tête-là ?!» ça peut être tellement fort, je peux être si sensible, que mes yeux peuvent se révulser. Avec toi, je sens que je ne serai pas jugé si je me lâche» Ok, alors soit… Effectivement, nombre de nous vivons nos rapports dans le contrôle de notre paraître. D’autant plus avec ses nombreuses possibilités de voir, consommer ou même produire des images intimes et porno.  Moi-même, je sais que j’ai du mal à jouir sans me cacher le visage lorsqu’un homme a la tête entre mes jambes…  Karl me racontait qu’il avait été tellement perturbé d’un film où l’homme fut ridiculisé pendant son orgasme, qu’il a passé la première partie de sa sexualité à jouir sans aucune réaction. Aucun bruit, aucun souffle, aucun indice sur son visage… à tel point que c’est une fille qui lui a débloqué cela en lui disant que c’était gênant pour elle de ne pas savoir ni de profiter de quand il jouit. Après tout, le sexe n’est-il pas fait pour échanger du plaisir ensemble ? Et si l’on cache, si l’on a honte, comment vivre l’instant ?! Les meilleurs moments sont ceux où notre partenaire exprime son plaisir, communique sur ses ressentis… brider cela, c’est brider la puissance de la jouissance…  Alors parfait, on va pouvoir faire tomber les masques ! Mais, tout comme j’ai déjà pu le vivre, cette vérité la plus à nue me conviendra-t-elle ou me généra-t-elle ?!  C’est un critère de correspondance ça aussi, on ne va pas se mentir ! Si l’autre fait des choses tellement bizarres que ça nous coupe, on n’ira pas loin il faut se l’avouer !  Cette pensée est quelque part en moi et compose une bonne partie de mon trac : depuis 2 ans, depuis Isaac, je n’ai pas croisé une personne qui me plaît sous autant d’aspect que lui.  Chaque relation que j’entame m’offre des choses différentes mais me rapproche de ce que je veux vivre.  Ce soir, je saurai si la «prochaine case» est cochée ou si je fais un nouveau retour à la case départ.  (et c’est OK ! Je ne suis plus dans la même réaction qu’avec Jim, lors de mes derniers dates, à rentrer en pleurant et en pensant que je suis cassée. Non ! Ce sera une avancée quoi qu’il en soit. Un pas de plus dans la connaissance de ce que j’aime et de ce que je suis.) Mon syndrome de Cendrillon terminé, je prends la route, heureuse.  Aujourd’hui je me suis réveillée avec l’envie d’écouter l’album de maman et papa.  Ça ne m’était pas arrivé depuis des mois ! J’ai su plus tard dans la journée qu’il y a un an, je revenais de l’hôpital où je m’étais entretenue avec le médecin concernant les causes du décès. J’ai eu besoin, en rentrant, d’écouter l’album à fond et de partager mon discours des obsèques sur mes réseaux. Un an pile aujourd’hui. Il paraît que notre être a une mémoire… Si c’est le cas ce n’est donc pas étonnant cette envie de l’écouter ce matin !  Alors c’est Maman qui m’accompagne depuis le réveil et ce jusqu’à nice.  Je me gare, il vient me chercher. Mon dieu que c’est bon de voir mon cœur et mon corps apprécier le moment où il apparaît devant moi ! Sa démarche, son attitude, ce qu’il dégage me plaisent ! Je tombe dans ses bras. Il me picore de bisous !  Cette tendresse, cette bonté, putain ! C’est si bon ! On décide de sortir déjeuner en ville. Je suis contente parce

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Jour 704

Jour 704 Je suis fatiguée de ces problèmes de ventre. Ça fait plus d’un an que j’ai un transit complètement déglingué. Des crampes intestinales, des diarrhées, des douleurs pendant des heures qui me font croire que je vais me faire dessus alors que rien ne vient. De l’acide qui coule dans mes tuyaux…Ce soir, j’ai l’impression qu’il y a un liquide qui se presse dans mes intestins.  En fait, ce n’est pas qu’une impression puisque je l’entends circuler.  Je ne sais pas ce que mon ventre me prépare. Je tiens un journal comme me l’a demandé le médecin et là je suspecte la tomate. Six repas avec de la sauce tomate cette semaine, c’est pas top j’en conviens !  Paraît que l’on n’a pas vraiment d’intolérance, qu’il faudrait juste restaurer le microbiote. Mais bon sang, j’ai comme l’impression que, comme pour ma maladie de Lyme, je suis dans une sacrée errance médicale…  J’étais sortie de tout ça, sortie de la condition de malade. Ce n’était plus mon identité, je n’avais plus de handicap invisible. J’étais redevenue « normale ». Et là ce soir, je suis fatiguée ! Ce soir, pour une fois depuis que c’est là, je n’ai plus trop d’espoir que ce ne soit qu’une passade… Je commence à me dire que c’est réel, que c’est là.  Je commence à en avoir marre de devoir prévoir mes sorties, mes shootings, mes séjours… me préparer des jours avant en mangeant du riz blanc et en priant pour ne pas avoir de crise à l’extérieur… Je vais chez Enzo samedi et dimanche. Je sens mon ventre qui prépare une dinguerie. Il ne me reste que deux jours pour que la crise arrive. Je vivrai très mal d’en avoir une chez lui. Nombre de fois où les douleurs m’ont gênée dans mon intimité, à ne plus pouvoir profiter de certains plaisirs, dans certaines zones… A avoir besoin de serrer les fesses, d’avoir à gérer des douleurs en plein rapport.. J’entame une nouvelle relation, j’aimerais être libre putain !  Ce soir je pleure, ce soir j’en ai marre !  Lyme à la limite, au bout de 5 ans, j’ai réussi à savoir ce que ça voulait me signaler. J’ai réussi à le prendre en baromètre et à changer les choses qu’il fallait. Si je n’arrivais plus à marcher, c’est que je refoulais de la colère et que je devais changer des paramètres dans ma vie. C’était devenu clair. Là je ne sais pas ce que ça veut ! Je ne sais pas c’est quoi son problème ! Je pense que c’est un rapport avec l’insécurité mais putain je vais développer une maladie chronique à chaque grande émotion et épreuve ?!  Je sais tout ce qu’il y a à changer pour me libérer de la colère. Un peu moins pour les insécurités. Puis qui m’assure que c’est cela en plus ? La réponse qui me vient c’est : trouver la sérénité, la sagesse, mieux prendre soin de moi. Putain…. toutes les maladies sur mon chemin vont finir par faire de moi un bouddha ! M’obligeant à adopter un mode de vie et un état d’esprit calme et sain si je veux survivre et vivre confortablement….

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Jour 703

Jour 703 Depuis samedi soir, je regarde les vidéos de Enzo et moi. Je ne me lasse pas de cette sensualité, de l’entendre gémir sous ma langue, de voir ses étreintes, de nous entendre rire… Les émotions sont si fortes qu’elles sont contagieuses et me procurent des sensations vives.  J’ai découpé la vidéo en plusieurs parties et je lui en ai envoyé un bout dimanche. Il y a deux autres parties et j’ai envie de lui envoyer en pointillé pour le faire monter doucement jusqu’à ce qu’on se voit ! Un bout à mi-chemin de nos retrouvailles, pour demain et le plus hot vendredi ! Un petit côté de moi ne veut pas trop le chauffer avant qu’il ne retourne en club samedi….Un autre, rien que de l’imaginer, trempe mon entrejambe ! C’est fou ! J’ai tellement souvent vécu avec cette possibilité de savoir l’objet de mes désirs entre d’autres mains… L’ambivalence que ça me provoque m’intrigue !  Les sentiments de jalousie, de possession, de pouvoir et d’estime de soi ont tant à jouer dans nos relations ! Il y a toujours, au début, cette peur tant qu’on ne s’est pas prouvé ce qu’on vaut pour l’autre. J’ai donc toujours eu plus de facilité à accepter une fois que je savais ce que je provoquais, ou faisais à l’autre, une fois que j’étais assurée d’avoir beaucoup de valeur à ses yeux…. Mais, de 1 : ma valeur ne devrait pas être soumise au jugement de l’autre, de 2 : elle n’est jamais immuable, acquise.  Pourquoi les peurs sont-elles si fortes au début ?!  Parce qu’on est sur plein d’incertitudes encore… Pourquoi est-il encodé surtout, dans notre adn, que si notre partenaire s’amuse ou éprouve du plaisir ailleurs, c’est notre mort assurée ?  Nous devenons forcément inexistants, insignifiants, mis au rebut de la relation; alors il nous faut éviter ça à tout prix ! Voilà ce que notre système interne nous dit ! L’autre est forcément une menace à notre existence. Mes sushis, que j’affectionne tant, ne s’inquiètent jamais que je n’ai plus envie d’en manger, si par malheur je commande une pizza de temps en temps ! Pizza, qui ne se sent pas en compétition avec le Bo Bun devant lequel je salive. Et certains soirs, j’ai envie de l’un et pas de l’autre ! Heureusement que nous vivons dans une société où nous avons le droit de manger plusieurs plats pour assouvir nos besoins, nos envies et partager avec les gens qu’on aime ! Parce que sinon, mes sushis auraient raison de s’en faire !  Là, j’ai encore mon encodage ADN qui se dit que, s’il est fortement excité par ce que je lui envoie, il va encore plus s’amuser en club et alors peut-être que moi je vais disparaître !  C’est fou ce raisonnement, alors qu’on n’est pas sur de la monogamie ensemble. Conditionnement ! Est-ce que ça me fait ça parce qu’on est des hybrides ?! Des monogames par défaut qui naviguons et explorons d’autres choses ? Ça me le ferait quand même avec un homme ou une femme qui aurait toujours été polyamoureux je crois. C’est ainsi. C’est l’envie que ce soit moi le centre de divertissement et d’intérêt ! C’est animal, primitif : si je reçois l’attention de l’autre, cela garantit ma survie. On nous en parle assez en sciences humaines. Pourquoi c’est plus fort en début de relation ? L’envie de poser des bases ? Est-ce que la peur se calme vraiment ou bien se tait-t-elle seulement ? Genre, est-elle juste plus enfouie et moins assumée ?  Moi qui voulais expérimenter le polyamour, suis-je dans cette optique parce que je pense et crois qu’un homme ne peut pas m’aimer que moi ?  Et moi, puis-je n’aimer qu’une seule personne ?  Comment ça se fait que je continue de me poser ces questions alors que je pense tout ce que je pense sur les formes d’amour, les nuances et que j’ai déjà aimé plusieurs personnes à la fois ? Est-ce parce que j’ai l’impression d’être si seule à le vivre, dans mon monde et dans mon entourage, contre les conventions collectives et sociales auxquelles je suis confrontée ? Je suis heureuse à l’idée de me remettre un pied dans ce monde avec un libertin actif. Aussi parce que j’ai envie de mieux découvrir les personnes qui pourraient profiter de mon projet et discuter avec. Je me tâtais même aller en club seule en ce début d’année juste pour rencontrer dans ce cadre. Une autre partie de moi ne veut pas être dans des énergies noires, que j’ai parfois trop croisées dans ces lieux… Bref, je verrai en le découvrant lui et peut-être qu’on ira ensemble.  A moi de me faire confiance aussi et de mieux cerner mes envies, mes besoins, de mieux écouter mes petites voix et ne pas trop nourrir le loup noir. Ma propre « bêtes en cage ».

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Jour 702

Jour 702 : Jour 696, Romane et moi sortons manger un bout. Il est 19h, nous sommes au “Muchacho”. On papote, on rit. Une quesadilla et deux tacos plus tard, on rentre à la maison. On a la musique à fond dans la voiture. On dirait deux filles qui s’enjaillent pour aller en boîte, alors qu’en réalité on est dans cette fougue juste à l’idée de rentrer se mettre en pyjama ! On prend un fou rire parce qu’il est tout juste 21h30…  Son séjour à la maison m’a provoqué beaucoup de sensations proches de celles que j’ai pu vivre aux côtés de ma maman lorsque l’on vivait ensemble et c’est très bon ! On rentre mais la musique est encore en nous alors on décide de l’allumer sur l’ordi. « Tunnel » de Polo & Pan et ma playlist éponyme nous accompagnent, alors que nous dansons seules, dans mon salon et dans le noir. J’ai chaud, je me défoule, je libère toutes mes tensions, mon énergie. Je me libère de mes vêtements aussi et je ris comme une enfant ! Bérénice* et Salomé* sont de la partie ! (*Bérénice : mon enfant intérieur. Salomé : ma femme spirit) Romane fait de même et nous sommes comme deux femmes, deux sœurs, nues, dans la joie. On lâche tout, on saute, on danse, on rit, on claque des mains, on souffle, on crie !  4 ou 5 chansons plus tard, Romane s’étend sur le canapé et me dit « Allonge-toi ! Allonge-toi ! C’est le meilleur moment du Skydancing !»  Je me mets à ses côtés et je prends le temps de sentir mon corps, mon relâchement. On souffle, on se détend et des larmes montent en moi : j’ai beaucoup pensé à Isaac.  Je me voyais lui raconter, je me voyais le vivre avec lui. Je me rends compte que toutes mes expériences spirituelles et énergétiques fortes, j’ai envie de l’y inviter. J’ai vécu la même chose pour le bain sonore : je pensais à quel point il adorerait cela. Ce skydancing me fait beaucoup penser à la soirée où on a dansé ensemble des heures en boîte le soir où James est venu me réveiller. Pourquoi ? Pourquoi je pense à lui ainsi ?  Je comprends à quel point Salomé veut juste partager, vivre, expérimenter. Janysse* a été nourrie pendant des années et en fait ce soir j’ai comme une prise de conscience : c’est Salomé qui veut aimer maintenant ! (*Janysse : ma libertine épicurienne) C’est pour ça que le cul pour le cul ne m’intéresse plus depuis tant de temps ! Que tous les scénarios à la Dorcel que je peux vivre ne me font plus vibrer. Que tout ce dont je rêve, c’est de lien profond, de connexion, d’échange, de vibration.  Et ma souffrance vient du fait que je n’étais pas en face de partenaires ou de possibilités qui m’offraient ça. Et je pleure. Je pleure fort parce que je me rends compte que Salomé, elle veut juste aimer, et que si Salomé veut faire découvrir toutes ces expérimentations à Isaac, c’est pour être en partage avec ses parts de lui que sont Marley, James, Jérémy et… Stéphane peut-être ? Salomé est amoureuse d’eux je crois. Enfin, en tout cas, Salomé sait qu’elle les aime. Elle aime être avec eux et elle sait qu’ils sont ce qu’elle a de plus proche correspondant à ce qu’elle désire trouver chez un partenaire. Alors elle pense à eux. Je pleure, je dis à Romane « mais c’est pas viable ! Comment une partie de moi peut aimer une partie d’un autre ?”. On ne peut pas aimer que des bouts. Ça ne colle pas! Isaac, c’est aussi d’autres personnes (Tony et Xavier) et eux, en amour, ce ne sont pas les copains de Salomé ! Enfin, surtout Xavier … Parce que Tony il peut être excitant pour Janysse au lit ! Ok, je comprends. Les réponses me paraissent limpides et lucides, comme après une prise de drogue. Une prise de conscience sous cocktail chimique (ce qui est le cas finalement avec cet état modifié induit par le skydancing). C’est clair comme de l’eau de roche : Salomé est sur le devant de la scène. Salomé me manque. Salomé veut vivre une histoire d’amour ! Et moi, je veux être aimée pour toutes les facettes que j’ai. Salomé a touché du doigt la sexualité sacrée et le fait d’être aimée dans son entièreté par Christophe. Merci la vie, merci l’univers ! Je comprends et donc je sais que ça se débloque. Par contre, vraiment, j’ai toujours au fond de moi la sensation que nous allons vivre nos vies chacun de notre côté Isaac et moi et se retrouver.  Mais rien n’assure cela. Il peut prendre tant de chemins différents et moi aussi. Ce n’est qu’une réalité alternative. Une possibilité parmi tant d’autres.  Mélina, son ex, m’a dit la même chose !  Qu’ils allaient se retrouver et qu’elle ne nous voyait bien vivre tous les trois !  (Bon, après l’expérience de trio avec Christophe et Sonia de cet été, on va se calmer !) Ça me confirme ce que je sentais vis à vis de ses sentiments. Ça met aussi des pièces dans la tirelire de mon amie « l’amitié homme-femme n’existe pas », mais ce n’est pas aussi binaire pour moi !  Tout est une forme d’amour : l’amitié est une nuance d’amour et je comprends que des parties de moi aiment des parties d’autres personnes à différents degrés.  Je suis toujours allongée près de Romane. Les chansons de Pilgrimage passent (l’album de mon enfance) et comme une caresse consolante, récompensée de cette prise de conscience, je sens maman passer près de moi. C’est furtif, léger et je n’arrive pas à l’attraper. Je n’arrive pas à le vivre à fond comme les dernières fois quand je vivais en forêt… Les larmes me montent de nouveau et coulent encore plus fort. Putain ! Tu m’étonnes que je souffre de ne

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Jour 701

Jour 701 Waouh ! Ce matin je me suis réveillé à 5h30, le mental à 2000 sur la soirée que j’ai passé avec lui. Je me rendors tant bien que mal, et au réveil, mes sentiments sont tout à fait différents d’hier ! Tout est à retardement : ce matin je me sens comme lui s’est senti hier. Je suis complètement amourachée ! Je pense à lui, je regarde les vidéos qu’on a faites et ses soupirs, sa langue, ses caresses, Dieu ce que j’ai chaud quand je nous vois, quand je nous entends…  Je me rappelle d’être à califourchon sur lui. De frôler sa peau de mes lèvres, de mes doigts, de ma langue et de l’entendre gémir follement, le sentir tressaillir sous mes mouvements !  Je n’ai qu’une hâte : le revoir ! Découvrir la suite !  Hier, il avait rendez-vous en club avec un couple d’amis. Malgré l’invitation, j’ai décliné.  J’ai vu que mon petit couple chéri de clients, Morgane & Evan, y sont allés. Ce matin, il dort encore et j’attends le moment où l’on pourra échanger. C’est drôle de voir en moi, malgré qu’il semblait complètement fou de moi, pointer le doute ce matin qu’il puisse peut-être être « passé à autre chose ». Drôle de voir qu’une petite peur irrationnelle me traverse. Il y a quelque temps je sais, je le vois, j’aurais basculé pour me rassurer. J’aurais tout bousculé.  Mais détends-toi mon chat ! Il dort, il n’a pas fui !  Et quand je me raisonne, je me dis que c’est impossible que sa folie et son engouement ne se soient taries au petit matin. Même s’il s’est follement amusé hier soir au club avec d’autres femmes !  Goûte cette sensation de manque léger, goûte cette chimie qui naît, accueille et respire ! Effectivement, il m’écrit au réveil et tout est comme hier. Ça me rappelle à quel point j’avais besoin d’être rassurée avant… Bref, intéressant cette vieille petite peur. Je suis heureuse d’avoir pu la gérer seule, d’avoir su l’entendre, l’écouter, l’accueillir et savoir ce qu’elle avait à me dire. Voir qu’elle n’est plus qu’une traînée fantomatique, un vestige du passé. Je ne suis pas à l’abri, je sens que c’est là en moi mais que j’ai énormément avancé.

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Jour 700

Jour 700 La semaine dernière, je faisais un coaching avec Frank sur ma relation à l’homme, comprenant que je ne m’attirait plus d’hommes qui me plaisaient physiquement, par peur d’être sous l’effet du cocktail chimique de l’amour et de ne plus être maître de moi, de mes limites et ainsi me retrouver dans du toxique. Après tout, pas plus tard qu’en octobre, je me suis de nouveau retrouvée dans une relation et une situation d’abus… Je continue de le travailler en parlant avec Romane (le voyage tantrique m’a aidé et je vais mieux dans mon amour, mon estime, mon cœur.) Ce soir, j’ai un date avec Enzo, un homme rencontré sur Wyylde. Je n’ai pas cherché activement un partenaire, j’étais connectée pour le boulot et il est venu me parler en contournant le filtre anti homme seul, ayant une fiche couple. Dès la seconde où je l’ai vu en vrai, j’ai su que c’était bon, qu’il me plaisait ! Il est garé, fouille dans sa sacoche et relève la tête. Son attitude, sa posture, son regard, son sourire… c’est un oui immédiat ! Mon dieu ce que je le trouve beau ! On marche ensemble, direction le Mugs pour une pâtisserie et une boisson. Les mémos qu’il me faisait laissaient transparaître beaucoup de douceur. Effectivement, je sens son énergie posée. On discute de nos vies, de notre consommation du libertinage, de notre parcours, l’un en face de l’autre et je le dévore des yeux ! Je m’y plonge, je visite son âme pendant qu’il me parle. Est-ce que je lui plaît autant qu’il me plaît ? Ne serait-ce qu’un petit peu ? Aucune idée ! Mais bon sang, encore une fois : qu’est-ce qu’il est beau ! J’aime aussi sa façon de penser, sa vision relationnelle, les valeurs qu’il a l’air d’aborder. Bref, il me plaît ! Je me sens bien dans ce moment de vie ! J’aborde un sujet, il tend l’oreille, rapproche sa chaise, puis m’interrompt, gêné, secouant la tête pour me lancer dans son bel accent italien « Je suis désolé ! Tu es tellement belle ! Je te regarde, je vois tes yeux… » il ne finit pas sa phrase, comme perturbé.  Ouf, il crève l’abcès : non seulement il m’annonce que je lui plais, mais surtout, j’en profite pour lui glisser que j’en pense autant que lui et que (ce serait bientôt sorti) je me retenais de lui dire la même chose ! Que je le regardais pareil depuis tout à l’heure ! On continue à rapprocher nos chaises, pour finir par changer de table, afin de profiter du canapé d’à côté. Je n’ai pas dans l’esprit qu’on finisse allongés ici, tenons-nous bien ! Mais je sens bien qu’on a envie d’être proche….  Je mets une distance physique au début, plaçant mon verre entre nous, telle une barrière et reculant légèrement. Il ne faudrait pas qu’il tente de m’embrasser dans 10 minutes non plus hein !  J’adore que ça passe d’abord par le cerveau, puis le cœur, pour finir par la culotte ensuite ! Mais il l’a compris, et le partage semble t’il, alors je me détends. Je me sens étonnamment bien près de lui, pas de peur, pas de résistance. On parle, et vient un moment où il me parle de ma positivité (mon soleil intérieur se voit donc encore ?) en opposition à ces rencontres creuses, ou ces filles éteintes qu’il voit parfois et à qui il ne donne pas forcément suite… Il me demande un câlin pour que je lui transmette de ces bonnes énergies et j’accepte volontiers : ça fait plusieurs minutes que j’ai envie de déposer un bisou sur sa joue.  Je me retiens. Qu’est-ce que je suis devenu prude et fleurs bleues ! Ma parole ! Il y a bientôt 10 ans, voire même peut-être encore 4 ans de ça, je l’aurais attaqué direct !  Qu’est-ce que ça me plaît maintenant de prendre plus de temps, de faire monter mes envies en moi…  Il a les mains chaudes, pleines d’énergie. Je les accueille volontiers sur mes cuisses.  Encore une fois, je me sens bien !  On décide de changer d’endroit.  On se balade et on se prend la main.  C’est mignon, naturel et j’ai l’impression qu’on est des ados, des enfants, ça me plaît cette insouciance relationnelle.  Il a envie de dire “chérie” : il le fait. Point. Ça me change aussi de toute cette froideur que je m’impose souvent dernièrement. On arrive au “Blabla”. On ne s’est pas encore assis, que ses bisous sur la joue dont il me picore depuis l’extérieur du restaurant, finissent par ouvrir la porte de notre premier baiser ! Ici, là, debout devant nos chaises, le restaurant vide autour de nous.  Le temps se fige. La bienséance s’enfuit. Mince, j’ai un moment de scission où mon côté contrôlant veut que ce soit autrement ! Notre premier baiser ? Pas le premier jour ! Pas au bout de trois heures ! Ou au moins à la fin. Pas en public, pas là ici, pas debout, pas comme ça !! Je sens que je suis crispée. Je me suis pourtant offerte à cette possibilité, je suis aussi allée vers lui, alors mince ! Tais-toi là ! Tu joues les prudes depuis deux ou trois ans mais tu as aussi le droit de te laisser aller un peu ! Tu es en train de passer à côté de votre premier baiser !  Arrête d’en faire un fantasme, vis-le ! Il est là ! Ouvre-toi ! Et soudain, les vannes cèdent. Mon corps se détend, mes mains passent sur son corps, mon souffle s’invite, ma bouche s’ouvre enfin et je m’offre à notre moment. Le savourant pleinement.  On s’assoit et il s’excuse presque d’être si tactile… Non mais il est fou ?!  Tu ne sais pas chéri à quel point j’aime ça ! À quel point j’ai besoin de ça ! Regarde-moi, embrasse-moi, c’est tout ce qui me fait monter !  C’était bien mon grand drame,

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Jour 1349

Jour 1349 Quelle journée chargée en émotion ! Déjà, hier j’ai vu Nico. J’appréhendais beaucoup parce que je voulais lui partager tout ce que je ressens et je vis, mais je voulais tellement le préserver de toute douleur ! J’ai donc inconfortablement attendu qu’on ai fini de manger. Puis je lui ai demandé s’il souhaitait toujours savoir si je vivais des choses de mon côté ou non ? Je l’ai prévenu que ça risquait de faire mal… Il a dû croire que j’allais aborder une histoire amoureuse parce qu’il a eu effectivement bobo et il m’a dit qu’il préférait ne pas savoir. Sentant le truc, je lui ai dit qu’on allait pas sur terrain là. Du coup c’était mieux pour lui, il s’est senti prêt. Alors, je lui ai raconté. Tout.  J’avais hâte d’en parler avec lui, lui qui m’aime pour qui je suis tout entière, qui sait tout de moi et qui m’aime quand même… Partager tous mes sentiments avec lui m’a fait du bien. On a questionné ensemble tout ce que je ressens. C’était tendre et doux. En ce moment lors de nos interactions, il fait très attention à ne pas m’activer et lorsque je démarre, il me désamorce. Ça me fait beaucoup de bien. Je n’en suis pas encore à me sentir de nouveau en sécurité dans notre lien, car je ne sais pas à quel moment ça va flancher, mais… Ça fait du bien. Je suis moins alerte et moins sur mes gardes. Ce matin j’ai fait un coaching avec Lily que j’ai appelé à la rescousse.  C’est fou comme elle est vraiment forte !  On est allés chercher à quel moment j’ai ancré cette croyance qui me bouffe depuis lundi. J’ai abordé plusieurs axes: la croyance que je ne peux pas prétendre à être en couple, mon « complexe de la number one » pour toutes ces fois où j’étais la maîtresse, la femme de l’ombre qu’on cache.  Je ne me rappelle plus du reste, c’était tellement dense, on n’a pas fini de tout démêler d’ailleurs, mais il est sorti quelque chose d’intéressant : J’ai choisi de nourrir la croyance qui dit que l’on ne me choisit pas, que je ne suis jamais la femme officielle et que si je m’offre aux hommes, il ne m’aimeront pas, il me tournent le dos et s’en vont avec une autre. Je fais de cette croyance une vérité générale, alors même que j’ai de nombreux contre-exemples ! Une des phrases les plus fortes du coaching : « choisir de penser, ça te protège de quoi ? » On a tiré les ficelles jusqu’à discuter de la perte de liberté que je pouvais vivre en cas de relation trop affirmé.  Peur de l’engagement ? À méditer !  On reviendra sur ça, et il faudrait que je puisse coucher sur papier tous les liens qu’on a fait ! Un truc génial qu’on va pouvoir adresser aussi : la personnalité sexualisée que j’ai développé à 11 ans était une stratégie de survie pour sortir du harcèlement. Elle a fonctionné, sur le but pour lequel elle a été créée. Maintenant, effectivement elle eu des effets secondaires dont je souffre et pour lesquels je me critique. Je sors du coaching, j’ai très fortement envie de le voir mais je le vois demain ! Je me demande pourquoi ! Je me retiens de lui écrire en lui demandant quand finit son rendez-vous d’aujourd’hui. C’est fort ! Fort ! Pourquoi ? Parce que je m’en empêche ?  Allez, arrête, va bosser ! Je m’assois, il m’envoie un message à ce moment-là : « coucou, est-ce qu’on peut se voir aujourd’hui ? » Incroyable ! Mais carrément ! Je finis les urgences et je file.  On a trop de choses à se dire ! Moi je voudrais aller aborder tout le bullshit de mon storytelling et lui, me faire un retour de son rendez-vous. Je rentre dans la voiture, il me parle de ce qu’il a ressenti et de la connexion profonde qu’il a avec lui-même en ce moment. Les bouleversements qu’ont engendré la cérémonie sont fous ! Il me dit qu’il pense de nouveau à tout vendre, ça y est. Et qu’il va partir… Où ? Quand ? Comment ? Il ne sait pas. Mais il n’attendra pas que son chien parte finalement. Il vivra un bout de l’aventure avec lui.  C’est imminent…. Mon cœur se fend. C’est merveilleux !  Depuis qu’on se connaît, on en parle subtilement.  Quel chemin parcouru… Je n’aurais pas cru qu’il vienne il y a environ un mois chez moi, dans le mal ultime, et qu’il quitte son boulot et sa copine pour ensuite vivre des activations solaire et une cérémonie, et finir par voir qu’en restant là, il va s’éteindre et mourir. C’est incroyable pour lui, pour sa vie, pour son chemin. Ça restera mon ami profond, mais il va partir… J’ai mal à cette idée… Il continue de me parler de ce qu’il ressent, puis il me dit : « alors, voilà… Je ne sais pas où tu en es toi dans ta vie… Mais… si tu as envie de venir… » Quoi ?!  Je n’en reviens pas !  Je suis abasourdie.  Je le regarde en souriant : « tu me demandes de t’accompagner, de voyager avec toi ?!» Il acquiesce avec un grand sourire. Deux gosses ! Donc moi qui suis en anxiété de fou parce qu’en une semaine il m’a vu de mauvaise humeur, on a couché ensemble et il a connecté à mes émotions alors que j’ai peur de le perdre, et lui il me propose de partir découvrir d’autres contrées ensemble ?. Alors celle-là !  Je ne l’ai pas vu venir !  Et en compte exemple, on est plutôt pas mal… Je lui demande « pourquoi ? »  « J’ai compris que si je ne vis pas d’expérience, je meurs. J’ai besoin de vibrer. Lors de mon rendez-vous, quand je lui ai dit que je voulais partir avec toi, il m’a demandé lui aussi pourquoi. Est-ce que c’est pour la sécurité

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Jour 1348

Jour 1348 Je trouve ça fou à quel point, lorsqu’on a une blessure spécifique, on vit des expériences reliées et en les interprètes à travers ce prisme… Hier, j’ai dîné avec lui.On était tout guilleret, en joie de se faire un apéro, de papoter et de se caler.Il me parle de sa longue méditation de la veille, et on écoute une chanson chamanique qu’on a aimé de sa playlist.J’ai les yeux fermés, je goûte le son et il me dit « tu veux qu’on se fasse une petite session ? »On fonce sur le canapé.Lumière éteinte, plaide sur la tête, chacun de son côté, on s’immerge. Je lance une respiration de breathwork comme je le voulais le matin même.Une chaleur et une pression énorme monte à la tête.J’ai plutôt besoin de m’allonger, je sens que mon corps veut se détendre.Je ne sais pas comment il se sent, s’il arrive à partir, si on va partir ensemble, mais je commence à sentir mon corps, des effets, des sensations.J’apprends à ne plus être dans l’autre et à être en moi alors je me focalise sur mon intérieur.À ce moment, une info me vient : « il est là en support ». Comme lors des activations avec Isis, ma main gauche commence à tressauter, à tournoyer, et se met à taper sur mon plexus solaire rapidement, et avec intensité. J’ai plusieurs choses qui me traversent.Du kif, du soulagement, du plaisir.Je commence même à rire, car je me connecte à la sensation que notre vie est faite pour reconnecter à notre profondeur.Je ressens le jeu, ça me fait rire de me dire qu’on joue aux apprentis sorciers, et je crois que je suis surtout en joie de me sentir partir en transe à la maison.Je suis heureuse de voir qu’on peut faire ça par nous-mêmes.Que fait-il ? Que ressent-il ? Parfois j’entends un souffle derrière moi.Je ne sais pas comment il va.Peut-être que je vais le gêner, mais si il sort de sa transe et qu’il veut se balader, j’aurai le signal qu’il est temps d’en sortir moi aussi.Peut-être que je vais le gêner si je ris trop, et si les larmes arrivent.Je me détends et penses à moi Je sens des chants arriver dans ma gorge, mais qui ne sont pas encore à la porte de mes cordes vocales. C’est sourd, profond.Puis viennent des sensations de plaisir corporel. Tout mon cœur bouge et mes mains se posent sur mon visage. J’explose un « putaiiiiiin » qui traîne en longueur d’extase.Mes mains massent mon visage dans des soupirs de plaisir.C’est incroyable ce que je ressens !Une bombe de chaleur et de sensations..Le contact si intense !C’est beaucoup trop fort, mon corps est électrique, je jouis de la peau !Quel bonheur ! Puis je l’entends rire, et me demander si ça va.Il fait bien d’intervenir maintenant, parce que sinon je crois que j’expérimenterai un orgasme énergétique ou je-ne-sais-quoi ! Mais putain oui ça, j’en veux ! Mettez-moi en deux s’il vous plaît ! Et un à emporter ! Je lui demande si je l’ai coupé dans son voyage. Oui, il n’a pas réussi à partir.« J’avais une boule d’énergie à côté de moi, mais t’inquiètes profite, c’est à moi de gérer mon truc, c’est une expérience intéressante. »On débriefe pendant que mon corps tressaute encore et que je tente de me ramener au calme.Il voulait partir, mais il s’est senti tiré par les pieds pour rester ici. Il a ressenti un grand coup de poignard dans le cœur, et tellement de peine. « Mais c’était pas à moi ». Dans quelle mesure a-t-il connecté avec mes émotions à moi ?« je ressens la peine qu’on a quand on apprend une rupture. »Ben tiens mon petit ! Sûrement mon état de PLS depuis nos galipettes de l’autre soir et l’ensemble de ce qui remonte chez moi.Son corps pleure, mais pas lui.Il baille énormément. Il me raconte qu’il était frustré de ne pas partir, que c’était comme si on lui disait de rester là. il ne pouvait pas contrôler ce qu’il ressentait, il n’arrivait plus à respirer, il devait penser consciemment à essayer, mécaniquement de respirer pour faire face à l’assaut qu’il ressentait. « Mais tout ça, j’en veux pas ! J’aime pas ça ! »Il a le nez froncé, les épaules rentrées , les bras crispés.Il veut évacuer.Il tente de se secouer, comme s’il éjectait quelque chose. Comme un animal qui s’ébroue pour se débarrasser de la saleté. Ça me glace…Ça me fait mal…Et je me rends compte là que mes lunettes de blessures sont posées sur mes yeux, car tout ce qui me vient, c’est :« Encore une fois toi t’es partie et pas lui.Et dans toute ta vulnérabilité, tu as laissé ton corps et ton être s’exprimer, connecter à recevoir, vivre, kiffer…Et quand on connecte à l’intérieur de toi, quand on va voir ce qu’il y a derrière la carapace, ce n’est pas si aimable que ça ! » « waouh c’est pas joli là-dedans» me dit-il Ça me rappelle mercredi soir, quand il est venu à la maison et que j’étais pas vraiment de bonne humeur. Que c’était caca en moi. J’arrivais pas à accepter de vivre cette humeur en lui imposant ça.Et je l’ai remercié de m’aimer et d’être OK avec ma compagnie, même ainsi.Je me suis rendu compte que je tiens à ce que les gens se sentent bien en ma présence, parce que je m’interdis de ne pas être aimable.Je m’interdis donc d’être aimé même ainsi. Il a vu ça de moi et il n’est pas parti.Tous mes proches sont là pour moi et m’aiment, même si des fois c’est caca.C’est fou de m’apercevoir de la crainte que je ressens, de l’inconfort de ne pas être géniale. Tiens, c’est le truc de Nico ça…Finalement, on n’y revient.En fait, je me sens mal que mes pensées, émotions, énergies, puissent être inconfortables ou désagréables pour l’autre. Il décharge à la terre.Je crois qu’on ne se rend pas compte de ce qu’il vient de se passer.Tout ce

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Jour 1346

Jour 1346 Mercredi soir, on n’a vécu une soirée qui m’a fait énormément de bien.On s’est acheté plein de guirlandes l’autre jour, chacun pour chez soi. J’adore ça, les loupiotes !En ce moment on se voit au moins deux fois par semaine. En général on regarde des films et on mange chez lui. L’autre soir c’était chez moi.Après manger on s’est installés sur le canapé, lui en fœtus et moi de même, la tête à ses fesses.Je lui faisais des papouilles sur les jambes, puis je nous ai mis l’album pilgrimage en fond et au milieu des bougies et des loupiotes, sous toute cette douceur et cette quiétude, et on s’est endormi.Un moment nous réveille, mais on replonge pendant qu’il m’a fait à son tour des gratte-gratte sur la tête.C’était un instant magique. Toute cette douceur, cette sérénité. Je me rends compte à quel points des choses bougent en moi…Je veux plus de cette énergie apaisée, elle me fait tant de bien !On a fini par transpercer le sommeil pour revenir et aller se coucher chacun chez soi. Cette ambiance était fabuleuse. Hier soir on s’est revu, on a mangé puis, on s’est recalé sur le canapé et il m’a fait des papouilles sur les jambes.Ensuite ce fut mon tour de parcourir son dos longuement. Ses bras, ses épaules, sa nuque, son cou, son crâne, son front…J’adore ses contacts.On a fini par ouvrir le canapé et continuer à se papouiller mutuellement.Puis on s’est enlacés et les papouilles sont devenus des caresses.Ses mains parcouraient et mon dos, descendaient le long de mes fesses pour s’arrêter à la moitié de mes cuisses.Puis il partait de ma cuisse gauche, remontait tout son long, traversait mes fesses pour finir par redescendre vers mon autre cuisse.Il a fait sa longuement, comme s’il créait un pont entre mes jambes.J’avais de léger questionnement qui me traversait sur ce qui était en train de se produire ou non.Quelques pointes d’excitation montaient puis repartaient.Je me suis dit que je pourrais bien goûter cette énergie toute la nuit sans forcément y donner suite.Ses mains allaient et venaient et je me suis mise à ressentir mes jambes, comme s’il me faisait un soin.À l’arrêt, pendant quelques instants, je sentais une fraîcheur traverser mes jambes jusqu’aux mi mollets environ.Un bonheur d’avoir des sensations dans les jambes, moi qui exprimait ce week-end, ne sentir mon corps bien souvent qu’au travers de la douleur.(Oui, parce que Océane nous a invité à sentir nos organes, mais aussi à écouter la musique avec notre peau… C’est normalement avec les drogues qu’on arrive à ça…) Un moment, j’ai eu les larmes aux yeux de gratitude, de me dire à quel point c’est bon de pouvoir s’offrir ces touchers entre nous. Sans ambiguïté.Jusqu’à ce que l’ambiguïté n’ai effectivement pas lieu d’être, car nos prochaines caresses deviennent progressivement équivoques…Ses doigts courent de plus en plus proche de l’intérieur de mes cuisses et remontent entre mes jambes.Ils valsent contre mon legging, et mon entrejambe vient par de très légers mouvement à la rencontre de sa main qui danse contre moi.Sa respiration et la mienne se répondent et deviennent-elles aussi équivoques…Mais encore une fois, je pourrais rester ainsi.Je crois que j’aimerais même cela. D’attendre que tout ça monte en moi, peut-être au point de ne plus pouvoir tenir, assumer, finir par le supplier…Qu’est-ce que je rêve de ça !Être submergée de sensations et de plaisir. Je calme le jeu (pour ce qu’il y a à calmer, parce que c’est en réalité dans une telle lenteur, une telle douceur qu’il n’y a pas de feu à éteindre ou de fougue à contrôler)Mais je décide de cesser de frôler délicatement son excitation, et de remonter plus haut.Son corps se tend sous mes caresses.Nous avons tour à tour des spasmes ou des contractions.Je lui dis «  Si c’est trop, j’arrête ! »Il expire pour se relâcher.Je lui demande où il voudrait que je le touche, alors il prend ma main et la glisse en bas.Je comprends que les dés sont lancés.J’adore caresser par-dessus son caleçon sont membres dressé.Mélanger les effleurements et les pressions. Jouer avec son énergie.Je ne sais pas comment, mais vient ensuite le moment où nous sommes nus.Je suis posée sur lui et son sexe embrasse légèrement le mien. Ils se rencontrent, s’effleurent, s’apprivoisent.Il fait bouger son sexe à mon entrée.Je suis humide et il joue avec ce contact glissant. J’adore sentir sa main, donner tout ce mouvement à son sexe, pressé contre le mien.Mais l’air faisant son effet, l’humide disparaît.« Ne bouge pas, j’ai une idée ! » À cet instant, on le sait, tout peut mourir. Tout peut s’arrêter maintenant. On est peut-être allé trop loin. Je nous sers deux verres d’eau et je fonce chercher mon huile lubrifiante. Elle a un pouvoir magique dès qu’elle touche les chaires, en plus d’avoir un parfum enivrant.J’en verse sur mes mains et je les déposes sur lui.L’effet est immédiat !Il remonte du peu qu’il est redescendu. La partie continue…. J’avais oublié ses formes.J’avais oublié son gabarit.Je le caresse et le pétri.Ses expirations en disent long.Visiblement, je suis encouragé à continuer.J’embrasse la naissance de son aine, de son pubis.Je rapproche mon visage de son pénis.Nous vivons tout les yeux fermés.Je le sens onduler sous la pression de mes doigts..Je tiens son âme dans ma main, et j’ai très envie de l’embrasser. Mais j’adore faire durer !Mes mains glissent malicieusement, et mon souffle est le seul encore autorisé à se déposer sur lui.Puis, mes lèvres le frôle.Un baiser est posé, et ma bouche entrouverte accueille sa chair pour un court instant.Juste le temps de le plonger dans la chaleur.Et je me retire ensuite pour ne garder que ma poignée enjouéeJe reviens le gâter en passant ma langue furtivement.Je respire profondément et lui aussi.Les yeux toujours fermés, son énergie centrée au cœur de ma paume, j’ai l’impression d’entamer avec subtilité ce que j’appelle aujourd’hui en rigolant une « pipe tantrique ». Je me demande si ce ne fut pas mon moment préféré :Atténuer les rythmes et

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