Jour 703

Jour 703

Depuis samedi soir, je regarde les vidéos de Enzo et moi. Je ne me lasse pas de cette sensualité, de l’entendre gémir sous ma langue, de voir ses étreintes, de nous entendre rire… Les émotions sont si fortes qu’elles sont contagieuses et me procurent des sensations vives. 

J’ai découpé la vidéo en plusieurs parties et je lui en ai envoyé un bout dimanche. Il y a deux autres parties et j’ai envie de lui envoyer en pointillé pour le faire monter doucement jusqu’à ce qu’on se voit ! Un bout à mi-chemin de nos retrouvailles, pour demain et le plus hot vendredi !

Un petit côté de moi ne veut pas trop le chauffer avant qu’il ne retourne en club samedi….Un autre, rien que de l’imaginer, trempe mon entrejambe ! C’est fou ! J’ai tellement souvent vécu avec cette possibilité de savoir l’objet de mes désirs entre d’autres mains…

L’ambivalence que ça me provoque m’intrigue ! 

Les sentiments de jalousie, de possession, de pouvoir et d’estime de soi ont tant à jouer dans nos relations !

Il y a toujours, au début, cette peur tant qu’on ne s’est pas prouvé ce qu’on vaut pour l’autre. J’ai donc toujours eu plus de facilité à accepter une fois que je savais ce que je provoquais, ou faisais à l’autre, une fois que j’étais assurée d’avoir beaucoup de valeur à ses yeux….

Mais, de 1 : ma valeur ne devrait pas être soumise au jugement de l’autre, de 2 : elle n’est jamais immuable, acquise. 

Pourquoi les peurs sont-elles si fortes au début ?! 

Parce qu’on est sur plein d’incertitudes encore…

Pourquoi est-il encodé surtout, dans notre adn, que si notre partenaire s’amuse ou éprouve du plaisir ailleurs, c’est notre mort assurée ? 

Nous devenons forcément inexistants, insignifiants, mis au rebut de la relation; alors il nous faut éviter ça à tout prix ! Voilà ce que notre système interne nous dit ! L’autre est forcément une menace à notre existence.

Mes sushis, que j’affectionne tant, ne s’inquiètent jamais que je n’ai plus envie d’en manger, si par malheur je commande une pizza de temps en temps ! Pizza, qui ne se sent pas en compétition avec le Bo Bun devant lequel je salive. Et certains soirs, j’ai envie de l’un et pas de l’autre ! Heureusement que nous vivons dans une société où nous avons le droit de manger plusieurs plats pour assouvir nos besoins, nos envies et partager avec les gens qu’on aime ! Parce que sinon, mes sushis auraient raison de s’en faire ! 

Là, j’ai encore mon encodage ADN qui se dit que, s’il est fortement excité par ce que je lui envoie, il va encore plus s’amuser en club et alors peut-être que moi je vais disparaître ! 

C’est fou ce raisonnement, alors qu’on n’est pas sur de la monogamie ensemble.

Conditionnement !

Est-ce que ça me fait ça parce qu’on est des hybrides ?! Des monogames par défaut qui naviguons et explorons d’autres choses ?

Ça me le ferait quand même avec un homme ou une femme qui aurait toujours été polyamoureux je crois. C’est ainsi. C’est l’envie que ce soit moi le centre de divertissement et d’intérêt !

C’est animal, primitif : si je reçois l’attention de l’autre, cela garantit ma survie. On nous en parle assez en sciences humaines.

Pourquoi c’est plus fort en début de relation ? L’envie de poser des bases ? Est-ce que la peur se calme vraiment ou bien se tait-t-elle seulement ? Genre, est-elle juste plus enfouie et moins assumée ? 

Moi qui voulais expérimenter le polyamour, suis-je dans cette optique parce que je pense et crois qu’un homme ne peut pas m’aimer que moi ? 

Et moi, puis-je n’aimer qu’une seule personne ? 

Comment ça se fait que je continue de me poser ces questions alors que je pense tout ce que je pense sur les formes d’amour, les nuances et que j’ai déjà aimé plusieurs personnes à la fois ? Est-ce parce que j’ai l’impression d’être si seule à le vivre, dans mon monde et dans mon entourage, contre les conventions collectives et sociales auxquelles je suis confrontée ?

Je suis heureuse à l’idée de me remettre un pied dans ce monde avec un libertin actif.

Aussi parce que j’ai envie de mieux découvrir les personnes qui pourraient profiter de mon projet et discuter avec. Je me tâtais même aller en club seule en ce début d’année juste pour rencontrer dans ce cadre.

Une autre partie de moi ne veut pas être dans des énergies noires, que j’ai parfois trop croisées dans ces lieux…

Bref, je verrai en le découvrant lui et peut-être qu’on ira ensemble. 

A moi de me faire confiance aussi et de mieux cerner mes envies, mes besoins, de mieux écouter mes petites voix et ne pas trop nourrir le loup noir.

Ma propre « bêtes en cage ».

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