novembre 2024

Jour 1349

Jour 1349 Quelle journée chargée en émotion ! Déjà, hier j’ai vu Nico. J’appréhendais beaucoup parce que je voulais lui partager tout ce que je ressens et je vis, mais je voulais tellement le préserver de toute douleur ! J’ai donc inconfortablement attendu qu’on ai fini de manger. Puis je lui ai demandé s’il souhaitait toujours savoir si je vivais des choses de mon côté ou non ? Je l’ai prévenu que ça risquait de faire mal… Il a dû croire que j’allais aborder une histoire amoureuse parce qu’il a eu effectivement bobo et il m’a dit qu’il préférait ne pas savoir. Sentant le truc, je lui ai dit qu’on allait pas sur terrain là. Du coup c’était mieux pour lui, il s’est senti prêt. Alors, je lui ai raconté. Tout.  J’avais hâte d’en parler avec lui, lui qui m’aime pour qui je suis tout entière, qui sait tout de moi et qui m’aime quand même… Partager tous mes sentiments avec lui m’a fait du bien. On a questionné ensemble tout ce que je ressens. C’était tendre et doux. En ce moment lors de nos interactions, il fait très attention à ne pas m’activer et lorsque je démarre, il me désamorce. Ça me fait beaucoup de bien. Je n’en suis pas encore à me sentir de nouveau en sécurité dans notre lien, car je ne sais pas à quel moment ça va flancher, mais… Ça fait du bien. Je suis moins alerte et moins sur mes gardes. Ce matin j’ai fait un coaching avec Lily que j’ai appelé à la rescousse.  C’est fou comme elle est vraiment forte !  On est allés chercher à quel moment j’ai ancré cette croyance qui me bouffe depuis lundi. J’ai abordé plusieurs axes: la croyance que je ne peux pas prétendre à être en couple, mon « complexe de la number one » pour toutes ces fois où j’étais la maîtresse, la femme de l’ombre qu’on cache.  Je ne me rappelle plus du reste, c’était tellement dense, on n’a pas fini de tout démêler d’ailleurs, mais il est sorti quelque chose d’intéressant : J’ai choisi de nourrir la croyance qui dit que l’on ne me choisit pas, que je ne suis jamais la femme officielle et que si je m’offre aux hommes, il ne m’aimeront pas, il me tournent le dos et s’en vont avec une autre. Je fais de cette croyance une vérité générale, alors même que j’ai de nombreux contre-exemples ! Une des phrases les plus fortes du coaching : « choisir de penser, ça te protège de quoi ? » On a tiré les ficelles jusqu’à discuter de la perte de liberté que je pouvais vivre en cas de relation trop affirmé.  Peur de l’engagement ? À méditer !  On reviendra sur ça, et il faudrait que je puisse coucher sur papier tous les liens qu’on a fait ! Un truc génial qu’on va pouvoir adresser aussi : la personnalité sexualisée que j’ai développé à 11 ans était une stratégie de survie pour sortir du harcèlement. Elle a fonctionné, sur le but pour lequel elle a été créée. Maintenant, effectivement elle eu des effets secondaires dont je souffre et pour lesquels je me critique. Je sors du coaching, j’ai très fortement envie de le voir mais je le vois demain ! Je me demande pourquoi ! Je me retiens de lui écrire en lui demandant quand finit son rendez-vous d’aujourd’hui. C’est fort ! Fort ! Pourquoi ? Parce que je m’en empêche ?  Allez, arrête, va bosser ! Je m’assois, il m’envoie un message à ce moment-là : « coucou, est-ce qu’on peut se voir aujourd’hui ? » Incroyable ! Mais carrément ! Je finis les urgences et je file.  On a trop de choses à se dire ! Moi je voudrais aller aborder tout le bullshit de mon storytelling et lui, me faire un retour de son rendez-vous. Je rentre dans la voiture, il me parle de ce qu’il a ressenti et de la connexion profonde qu’il a avec lui-même en ce moment. Les bouleversements qu’ont engendré la cérémonie sont fous ! Il me dit qu’il pense de nouveau à tout vendre, ça y est. Et qu’il va partir… Où ? Quand ? Comment ? Il ne sait pas. Mais il n’attendra pas que son chien parte finalement. Il vivra un bout de l’aventure avec lui.  C’est imminent…. Mon cœur se fend. C’est merveilleux !  Depuis qu’on se connaît, on en parle subtilement.  Quel chemin parcouru… Je n’aurais pas cru qu’il vienne il y a environ un mois chez moi, dans le mal ultime, et qu’il quitte son boulot et sa copine pour ensuite vivre des activations solaire et une cérémonie, et finir par voir qu’en restant là, il va s’éteindre et mourir. C’est incroyable pour lui, pour sa vie, pour son chemin. Ça restera mon ami profond, mais il va partir… J’ai mal à cette idée… Il continue de me parler de ce qu’il ressent, puis il me dit : « alors, voilà… Je ne sais pas où tu en es toi dans ta vie… Mais… si tu as envie de venir… » Quoi ?!  Je n’en reviens pas !  Je suis abasourdie.  Je le regarde en souriant : « tu me demandes de t’accompagner, de voyager avec toi ?!» Il acquiesce avec un grand sourire. Deux gosses ! Donc moi qui suis en anxiété de fou parce qu’en une semaine il m’a vu de mauvaise humeur, on a couché ensemble et il a connecté à mes émotions alors que j’ai peur de le perdre, et lui il me propose de partir découvrir d’autres contrées ensemble ?. Alors celle-là !  Je ne l’ai pas vu venir !  Et en compte exemple, on est plutôt pas mal… Je lui demande « pourquoi ? »  « J’ai compris que si je ne vis pas d’expérience, je meurs. J’ai besoin de vibrer. Lors de mon rendez-vous, quand je lui ai dit que je voulais partir avec toi, il m’a demandé lui aussi pourquoi. Est-ce que c’est pour la sécurité

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Jour 1348

Jour 1348 Je trouve ça fou à quel point, lorsqu’on a une blessure spécifique, on vit des expériences reliées et en les interprètes à travers ce prisme… Hier, j’ai dîné avec lui.On était tout guilleret, en joie de se faire un apéro, de papoter et de se caler.Il me parle de sa longue méditation de la veille, et on écoute une chanson chamanique qu’on a aimé de sa playlist.J’ai les yeux fermés, je goûte le son et il me dit « tu veux qu’on se fasse une petite session ? »On fonce sur le canapé.Lumière éteinte, plaide sur la tête, chacun de son côté, on s’immerge. Je lance une respiration de breathwork comme je le voulais le matin même.Une chaleur et une pression énorme monte à la tête.J’ai plutôt besoin de m’allonger, je sens que mon corps veut se détendre.Je ne sais pas comment il se sent, s’il arrive à partir, si on va partir ensemble, mais je commence à sentir mon corps, des effets, des sensations.J’apprends à ne plus être dans l’autre et à être en moi alors je me focalise sur mon intérieur.À ce moment, une info me vient : « il est là en support ». Comme lors des activations avec Isis, ma main gauche commence à tressauter, à tournoyer, et se met à taper sur mon plexus solaire rapidement, et avec intensité. J’ai plusieurs choses qui me traversent.Du kif, du soulagement, du plaisir.Je commence même à rire, car je me connecte à la sensation que notre vie est faite pour reconnecter à notre profondeur.Je ressens le jeu, ça me fait rire de me dire qu’on joue aux apprentis sorciers, et je crois que je suis surtout en joie de me sentir partir en transe à la maison.Je suis heureuse de voir qu’on peut faire ça par nous-mêmes.Que fait-il ? Que ressent-il ? Parfois j’entends un souffle derrière moi.Je ne sais pas comment il va.Peut-être que je vais le gêner, mais si il sort de sa transe et qu’il veut se balader, j’aurai le signal qu’il est temps d’en sortir moi aussi.Peut-être que je vais le gêner si je ris trop, et si les larmes arrivent.Je me détends et penses à moi Je sens des chants arriver dans ma gorge, mais qui ne sont pas encore à la porte de mes cordes vocales. C’est sourd, profond.Puis viennent des sensations de plaisir corporel. Tout mon cœur bouge et mes mains se posent sur mon visage. J’explose un « putaiiiiiin » qui traîne en longueur d’extase.Mes mains massent mon visage dans des soupirs de plaisir.C’est incroyable ce que je ressens !Une bombe de chaleur et de sensations..Le contact si intense !C’est beaucoup trop fort, mon corps est électrique, je jouis de la peau !Quel bonheur ! Puis je l’entends rire, et me demander si ça va.Il fait bien d’intervenir maintenant, parce que sinon je crois que j’expérimenterai un orgasme énergétique ou je-ne-sais-quoi ! Mais putain oui ça, j’en veux ! Mettez-moi en deux s’il vous plaît ! Et un à emporter ! Je lui demande si je l’ai coupé dans son voyage. Oui, il n’a pas réussi à partir.« J’avais une boule d’énergie à côté de moi, mais t’inquiètes profite, c’est à moi de gérer mon truc, c’est une expérience intéressante. »On débriefe pendant que mon corps tressaute encore et que je tente de me ramener au calme.Il voulait partir, mais il s’est senti tiré par les pieds pour rester ici. Il a ressenti un grand coup de poignard dans le cœur, et tellement de peine. « Mais c’était pas à moi ». Dans quelle mesure a-t-il connecté avec mes émotions à moi ?« je ressens la peine qu’on a quand on apprend une rupture. »Ben tiens mon petit ! Sûrement mon état de PLS depuis nos galipettes de l’autre soir et l’ensemble de ce qui remonte chez moi.Son corps pleure, mais pas lui.Il baille énormément. Il me raconte qu’il était frustré de ne pas partir, que c’était comme si on lui disait de rester là. il ne pouvait pas contrôler ce qu’il ressentait, il n’arrivait plus à respirer, il devait penser consciemment à essayer, mécaniquement de respirer pour faire face à l’assaut qu’il ressentait. « Mais tout ça, j’en veux pas ! J’aime pas ça ! »Il a le nez froncé, les épaules rentrées , les bras crispés.Il veut évacuer.Il tente de se secouer, comme s’il éjectait quelque chose. Comme un animal qui s’ébroue pour se débarrasser de la saleté. Ça me glace…Ça me fait mal…Et je me rends compte là que mes lunettes de blessures sont posées sur mes yeux, car tout ce qui me vient, c’est :« Encore une fois toi t’es partie et pas lui.Et dans toute ta vulnérabilité, tu as laissé ton corps et ton être s’exprimer, connecter à recevoir, vivre, kiffer…Et quand on connecte à l’intérieur de toi, quand on va voir ce qu’il y a derrière la carapace, ce n’est pas si aimable que ça ! » « waouh c’est pas joli là-dedans» me dit-il Ça me rappelle mercredi soir, quand il est venu à la maison et que j’étais pas vraiment de bonne humeur. Que c’était caca en moi. J’arrivais pas à accepter de vivre cette humeur en lui imposant ça.Et je l’ai remercié de m’aimer et d’être OK avec ma compagnie, même ainsi.Je me suis rendu compte que je tiens à ce que les gens se sentent bien en ma présence, parce que je m’interdis de ne pas être aimable.Je m’interdis donc d’être aimé même ainsi. Il a vu ça de moi et il n’est pas parti.Tous mes proches sont là pour moi et m’aiment, même si des fois c’est caca.C’est fou de m’apercevoir de la crainte que je ressens, de l’inconfort de ne pas être géniale. Tiens, c’est le truc de Nico ça…Finalement, on n’y revient.En fait, je me sens mal que mes pensées, émotions, énergies, puissent être inconfortables ou désagréables pour l’autre. Il décharge à la terre.Je crois qu’on ne se rend pas compte de ce qu’il vient de se passer.Tout ce

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Jour 1346

Jour 1346 Mercredi soir, on n’a vécu une soirée qui m’a fait énormément de bien.On s’est acheté plein de guirlandes l’autre jour, chacun pour chez soi. J’adore ça, les loupiotes !En ce moment on se voit au moins deux fois par semaine. En général on regarde des films et on mange chez lui. L’autre soir c’était chez moi.Après manger on s’est installés sur le canapé, lui en fœtus et moi de même, la tête à ses fesses.Je lui faisais des papouilles sur les jambes, puis je nous ai mis l’album pilgrimage en fond et au milieu des bougies et des loupiotes, sous toute cette douceur et cette quiétude, et on s’est endormi.Un moment nous réveille, mais on replonge pendant qu’il m’a fait à son tour des gratte-gratte sur la tête.C’était un instant magique. Toute cette douceur, cette sérénité. Je me rends compte à quel points des choses bougent en moi…Je veux plus de cette énergie apaisée, elle me fait tant de bien !On a fini par transpercer le sommeil pour revenir et aller se coucher chacun chez soi. Cette ambiance était fabuleuse. Hier soir on s’est revu, on a mangé puis, on s’est recalé sur le canapé et il m’a fait des papouilles sur les jambes.Ensuite ce fut mon tour de parcourir son dos longuement. Ses bras, ses épaules, sa nuque, son cou, son crâne, son front…J’adore ses contacts.On a fini par ouvrir le canapé et continuer à se papouiller mutuellement.Puis on s’est enlacés et les papouilles sont devenus des caresses.Ses mains parcouraient et mon dos, descendaient le long de mes fesses pour s’arrêter à la moitié de mes cuisses.Puis il partait de ma cuisse gauche, remontait tout son long, traversait mes fesses pour finir par redescendre vers mon autre cuisse.Il a fait sa longuement, comme s’il créait un pont entre mes jambes.J’avais de léger questionnement qui me traversait sur ce qui était en train de se produire ou non.Quelques pointes d’excitation montaient puis repartaient.Je me suis dit que je pourrais bien goûter cette énergie toute la nuit sans forcément y donner suite.Ses mains allaient et venaient et je me suis mise à ressentir mes jambes, comme s’il me faisait un soin.À l’arrêt, pendant quelques instants, je sentais une fraîcheur traverser mes jambes jusqu’aux mi mollets environ.Un bonheur d’avoir des sensations dans les jambes, moi qui exprimait ce week-end, ne sentir mon corps bien souvent qu’au travers de la douleur.(Oui, parce que Océane nous a invité à sentir nos organes, mais aussi à écouter la musique avec notre peau… C’est normalement avec les drogues qu’on arrive à ça…) Un moment, j’ai eu les larmes aux yeux de gratitude, de me dire à quel point c’est bon de pouvoir s’offrir ces touchers entre nous. Sans ambiguïté.Jusqu’à ce que l’ambiguïté n’ai effectivement pas lieu d’être, car nos prochaines caresses deviennent progressivement équivoques…Ses doigts courent de plus en plus proche de l’intérieur de mes cuisses et remontent entre mes jambes.Ils valsent contre mon legging, et mon entrejambe vient par de très légers mouvement à la rencontre de sa main qui danse contre moi.Sa respiration et la mienne se répondent et deviennent-elles aussi équivoques…Mais encore une fois, je pourrais rester ainsi.Je crois que j’aimerais même cela. D’attendre que tout ça monte en moi, peut-être au point de ne plus pouvoir tenir, assumer, finir par le supplier…Qu’est-ce que je rêve de ça !Être submergée de sensations et de plaisir. Je calme le jeu (pour ce qu’il y a à calmer, parce que c’est en réalité dans une telle lenteur, une telle douceur qu’il n’y a pas de feu à éteindre ou de fougue à contrôler)Mais je décide de cesser de frôler délicatement son excitation, et de remonter plus haut.Son corps se tend sous mes caresses.Nous avons tour à tour des spasmes ou des contractions.Je lui dis «  Si c’est trop, j’arrête ! »Il expire pour se relâcher.Je lui demande où il voudrait que je le touche, alors il prend ma main et la glisse en bas.Je comprends que les dés sont lancés.J’adore caresser par-dessus son caleçon sont membres dressé.Mélanger les effleurements et les pressions. Jouer avec son énergie.Je ne sais pas comment, mais vient ensuite le moment où nous sommes nus.Je suis posée sur lui et son sexe embrasse légèrement le mien. Ils se rencontrent, s’effleurent, s’apprivoisent.Il fait bouger son sexe à mon entrée.Je suis humide et il joue avec ce contact glissant. J’adore sentir sa main, donner tout ce mouvement à son sexe, pressé contre le mien.Mais l’air faisant son effet, l’humide disparaît.« Ne bouge pas, j’ai une idée ! » À cet instant, on le sait, tout peut mourir. Tout peut s’arrêter maintenant. On est peut-être allé trop loin. Je nous sers deux verres d’eau et je fonce chercher mon huile lubrifiante. Elle a un pouvoir magique dès qu’elle touche les chaires, en plus d’avoir un parfum enivrant.J’en verse sur mes mains et je les déposes sur lui.L’effet est immédiat !Il remonte du peu qu’il est redescendu. La partie continue…. J’avais oublié ses formes.J’avais oublié son gabarit.Je le caresse et le pétri.Ses expirations en disent long.Visiblement, je suis encouragé à continuer.J’embrasse la naissance de son aine, de son pubis.Je rapproche mon visage de son pénis.Nous vivons tout les yeux fermés.Je le sens onduler sous la pression de mes doigts..Je tiens son âme dans ma main, et j’ai très envie de l’embrasser. Mais j’adore faire durer !Mes mains glissent malicieusement, et mon souffle est le seul encore autorisé à se déposer sur lui.Puis, mes lèvres le frôle.Un baiser est posé, et ma bouche entrouverte accueille sa chair pour un court instant.Juste le temps de le plonger dans la chaleur.Et je me retire ensuite pour ne garder que ma poignée enjouéeJe reviens le gâter en passant ma langue furtivement.Je respire profondément et lui aussi.Les yeux toujours fermés, son énergie centrée au cœur de ma paume, j’ai l’impression d’entamer avec subtilité ce que j’appelle aujourd’hui en rigolant une « pipe tantrique ». Je me demande si ce ne fut pas mon moment préféré :Atténuer les rythmes et

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